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AuDHD : 4 clés indispensables pour adapter son quotidien et cesser de s'épuiser

Illustration en aquarelle d'un homme de dos regardant un paysage au coucher du soleil, portant un trousseau de 4 clés colorées dans le dos. Visuel pour l'article sur comment adapter son quotidien AuDHD.

Mettre un mot sur son fonctionnement, c’est un soulagement immense. On comprend enfin pourquoi on a passé sa vie à essayer de faire cohabiter un besoin de structure militaire (le côté autistique) et une soif insatiable de nouveauté (le côté TDAH). On se dit : « Ça y est, j'ai le mode d'emploi. »

Pourtant, une fois la vague de soulagement passée, une autre question surgit, beaucoup plus vertigineuse : Et maintenant, on fait quoi ?

Comment on s'organise quand les méthodes traditionnelles nous ennuient à mourir au bout de trois jours ? Comment on gère son énergie quand nos deux facettes tirent sur la corde en même temps ?

Arrêter de subordonner son bien-être à des normes pensées pour les neurotypiques est un apprentissage. Je sais que cela paraît simple sur le papier, mais dans la réalité d'un cerveau AuDHD, c'est un défi de chaque instant. Pour vous éviter de tourner en rond, voici 4 piliers concrets pour réinventer votre quotidien, respecter votre bien être personnel et enfin faire de l'AuDHD une force tranquille.


1. Créer une structure sur-mesure pour adapter son quotidien AuDHD

C’est le tiraillement suprême. Votre facette autistique est rassurée par les plannings carrés et la prévisibilité. Mais dès que vous essayez de tenir un agenda classique, votre facette TDAH se sent étouffée, s’ennuie et sabote tout en quarante-huit heures.

La solution ? Arrêter de planifier vos journées à l’heure près, et passer à la planification par blocs thématiques et modulables.

Plutôt que d'écrire : « 9h : Rédaction / 10h : Administratif », créez des blocs de temps déconnectés des heures figées. Par exemple, prévoyez un « Bloc Focus » et un « Bloc Logistique » dans votre journée. Vous choisissez au dernier moment, selon votre énergie du matin, par quoi vous commencez. La structure est là pour rassurer, mais la liberté de choix reste totale pour stimuler le cerveau.


2. Anticiper le coût sensoriel (avec la théorie des cuillères)

L'épuisement chez une personne AuDHD ne vient pas seulement des tâches accomplies, mais de la surcharge invisible. Une réunion de deux heures, un imprévu logistique ou un environnement bruyant vident votre jauge d’énergie à une vitesse phénoménale.

Pour imager cela, on utilise souvent une approche formidable : la théorie des cuillères, inventée à l'origine par l'Américaine Christine Miserandino pour expliquer la gestion de la charge quotidienne. Imaginez que vous vous réveillez chaque matin avec un capital fixe de 12 cuillères d'énergie. Chaque action va vous coûter un certain nombre de cuillères :

  • Préparer un repas ou ranger : 1 cuillère.

  • Passer un appel stressant : 2 cuillères.

  • Subir un espace bruyant ou une surcharge de sollicitations : 3 ou 4 cuillères.

Chez un profil AuDHD, le compteur descend très vite à cause du masquage social et de la fatigue sensorielle. Une fois que vous n'avez plus de cuillères, vous empruntez sur l'énergie du lendemain, ce qui mène droit au burn-out.

Pour cesser de subir, vous devez intégrer ce coût énergétique : apprenez à visualiser vos cuillères et bloquez obligatoirement des temps de récupération à l'écart des stimulations avant d'atteindre la réserve. Le repos fait partie intégrante de votre bien être personnel.


3. Dompter l’hyperfocalisation pour éviter le crash

L’hyperfocalisation est le super-pouvoir du TDAH : quand un sujet vous passionne, plus rien n’existe autour. Vous pouvez passer six heures d'affilée à créer, chercher ou travailler sans voir le temps passer.

Le problème ? Pendant ce temps, vous n'écoutez plus les signaux d'alerte de votre corps. Vous oubliez de boire, de manger, de bouger, et vous épuisez vos fameuses cuillères d'un coup. Le retour à la réalité est souvent brutal : migraine, fatigue extrême ou frustration intense.

Pour protéger votre écologie personnelle, vous devez apprendre à mettre des interrupteurs externes. N'attendez pas d'avoir faim ou mal au dos pour vous arrêter. Utilisez des alarmes visuelles (comme la méthode Pomodoro) ou des rappels sur votre téléphone pour vous obliger à faire une pause de 5 minutes toutes les heures. L'objectif n'est pas de couper votre créativité, mais de vider régulièrement le trop-plein de tension pour pouvoir tenir sur la durée.


4. Filtrer son environnement relationnel

Adapter son quotidien, ce n'est pas seulement revoir ses agendas ou compter ses cuillères, c'est aussi faire le tri dans ses interactions.

Pour préserver votre sérénité, il est essentiel d'apprendre à poser des limites fermes. Identifiez les relations ou les situations qui agissent comme des "vampires énergétiques" et réduisez votre exposition.

À l'inverse, entourez vous de personnes qui comprennent ou respectent votre fonctionnement, sans vous forcer à porter un masque social permanent. Choisir des environnements relationnels calmes et bienveillants est le meilleur moyen de recharger vos batteries en toute sécurité.


Passer de la prise de conscience à l'action

Apprendre à vivre avec ce fonctionnement ne se fait pas du jour au lendemain. C'est un processus de détricotage : il faut désapprendre les méthodes universelles qui vous font culpabiliser pour enfin construire un écosystème sur-mesure. Ces pistes sont un premier pas pour adapter son quotidien AuDHD, mais chaque parcours est unique. L'important est d'avancer à votre rythme, en testant ce qui résonne en vous.


Vous vous reconnaissez dans ce profil et vous ressentez le besoin d'être accompagnée pour

structurer votre quotidien sans vous épuiser ? En tant que coach, je vous aide à décrypter vos paradoxes et à concevoir un écosystème de vie qui respecte votre écologie personnelle. Réservez dès maintenant votre appel découverte pour que nous en discutions ensemble.

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