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Vivre avec un cerveau AuDHD : les paradoxes du quotidien (TDAH et TSA)

Dernière mise à jour : il y a 6 jours


Illustration humoristique d’un cerveau divisé en deux : côté TDAH chaotique et côté TSA structuré, représentant l’AuDHD (Autisme + TDAH)

Si vous êtes AuDHD, vous connaissez probablement cette sensation étrange d'avoir deux colocataires dans votre tête qui n'ont absolument pas les mêmes critères de colocation. L'un veut ranger les épices par ordre alphabétique, l'autre veut tout envoyer valser pour partir faire du saut à l'élastique.

L’AuDHD, ce n’est pas juste l'addition du TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) et du TSA (Trouble du Spectre de l'Autisme). C'est une dynamique unique, une négociation invisible et permanente.

Comprendre cette "guerre civile" intérieure, c'est la première étape pour faire la paix avec soi-même. Plongée au cœur du choc des mondes.


  1. La routine :  le grand paradoxe entre TDAH et TSA


C'est sans doute le paradoxe le plus épuisant au quotidien


  • Le côté TSA a un besoin viscéral de prévisibilité, de rituels et de calme. La routine le sécurise, diminue son anxiété et lui permet de recharger ses batteries.

  • Le côté TDAH, lui, a une sainte horreur de la répétition. Pour lui, la routine est synonyme de mort cérébrale. Il a besoin de nouveauté, de surprise et de pics de dopamine pour se mettre en mouvement.


Le résultat sur le terrain : Vous passez votre dimanche soir à créer l'organisation parfaite (merci le TSA). Le lundi matin, vous êtes impatiente de la tester. Le mardi midi, vous l'abandonnez parce qu'elle vous ennuie à mourir (merci le TDAH), avant de culpabiliser le mardi soir parce que le chaos vous stresse à nouveau.


  1. Le paradoxe social : l'envie d'aller vers les autres vs l'épuisement sensoriel


Sur le plan relationnel, la cohabitation est tout aussi intense.


  • Le TDAH est souvent un moteur social. Il est curieux, aime échanger, peut se montrer très spontané, voire impulsif dans sa communication. Il recherche la connexion.

  • Le TSA, de son côté, fatigue très vite face aux codes sociaux implicites, aux bruits ambiants et aux conversations superficielles. Il a besoin de solitude pour digérer les stimulations.


Le résultat sur le terrain : Vous pouvez passer une soirée incroyable, animée et passionnante... pour ensuite passer trois jours enfermée, incapable de répondre au moindre message. Votre esprit voulait y aller, mais votre système nerveux a payé le prix fort.


  1. Intérêts spécifiques vs zapping permanent


La manière de vous passionner pour les sujets est elle aussi coupée en deux.


  • Le TSA développe des intérêts spécifiques profonds. Il aime creuser un sujet jusqu'au bout, en devenir expert, analyser les moindres détails pendant des mois ou des années.

  • Le TDAH fonctionne au coup de foudre. Il se passionne intensément pour un nouveau projet, achète tout le matériel nécessaire, y passe ses nuits pendant deux semaines... puis perd tout intérêt du jour au lendemain pour passer à la suite.


Le résultat sur le terrain : Vous vous retrouvez avec des placards remplis de matériel pour des loisirs abandonnés, tout en ayant deux ou trois sujets de fond qui ne vous quittent jamais.


  1. La surcharge émotionnelle, l'invisible qui épuise

Il y a un paradoxe que l'on mentionne peu dans l'AuDHD, et pourtant il est peut-être le plus épuisant de tous : la gestion émotionnelle.

Le TDAH amène une impulsivité émotionnelle intense, les émotions arrivent vite, fort, sans filtre. La colère, l'enthousiasme, la frustration, la joie, tout est immédiat et débordant.

Le TSA, lui, traite les émotions différemment : parfois avec un temps de latence (on ressent après, pas sur le moment), parfois avec une intensité décalée par rapport à la situation. Et toujours avec une difficulté à les exprimer de façon "lisible" pour les autres.

Résultat : vous pouvez vous sentir submergé(e) sans pouvoir expliquer pourquoi, ou au contraire paraître froid(e) dans des situations qui vous touchent profondément. Les deux à la fois, selon les jours.


Signer un traité de paix avec son fonctionnement AuDHD


Vivre avec un cerveau AuDHD, c'est accepter que vos besoins vont parfois se contredire. Ce n'est pas un manque de volonté ou de discipline, c'est simplement votre câblage neurologique.

La clé n'est pas de faire gagner l'un des deux colocataires, mais d'apprendre à négocier. Donner de la nouveauté au TDAH dans un cadre sécurisant pour le TSA, c'est tout un équilibre à trouver.

Ce n'est pas un chemin qui se fait seul(e) ni du jour au lendemain. Mais comprendre d'où vient le conflit, c'est déjà ne plus le subir aveuglément.


Ce ne sont ici que quelques exemples flagrants, mais ce choc des mondes se décline de mille manières au quotidien. Vous vous reconnaissez dans certains de ces traits ? Vous avez vous aussi l'impression de vivre cette négociation permanente ?


Pour comprendre d'où vient ce profil et ce que change la prise de conscience → https://www.dominiqueflour.com/post/comprendre-audhd-temoignage

Pour des pistes concrètes pour adapter votre quotidien AuDHD → https://www.dominiqueflour.com/post/adapter-son-quotidien-audhd


Peut-être êtes-vous concernée par ce profil, et peut-être ressentez-vous le besoin d'échanger ? En tant que coach, je vous accompagne pour comprendre vos propres paradoxes et construire un quotidien qui vous ressemble, sans vous épuiser.

Si vous souhaitez faire le point, je vous invite à réserver votre appel découverte dès maintenant.

Appel découverte
30 min
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Je suis Dominique Flour, coach psycho-émotionnelle spécialisée dans l'accompagnement des adultes neuroatypiques (HPI, TDAH, TSA, diagnostiqués ou non). Ce chemin, je le connais autant par ma pratique que par mon propre parcours. Mon objectif est de vous aider à décoder vos mécanismes de suradaptation pour apaiser la surcharge mentale et reconstruire une vie alignée avec votre fonctionnement réel.

 
 
 

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